Pour permettre de passer de l’aide alimentaire, simple forme d’assistance, à une action concertée et globale de lutte contre l’exclusion, sont apparues de nouvelles structures reconnues aujourd’hui sous le terme générique « d’épicerie sociale »
Ces boutiques se veulent être des lieux d'aide alimentaire mais aussi des lieux d'accueil, d'information, d'échanges, de soutien, de socialisation.Conçues comme des magasins, les épiceries sociales affichent en général dans leur règlement intérieur ou leur convention des objectifs plus ou moins ambitieux :
ØCréer un lieu d'échanges, de convivialité, voire même d'apprentissage de la citoyenneté.
ØMener des actions éducatives à partir de l'aide alimentaire, afin de faciliter la gestion budgétaire des familles en situation de précarité ou, d'une façon plus générale pour certaines structures, faciliter l'insertion ou la réinsertion des personnes dans la société .
ØCoordonner et optimiser l'aide alimentaire sur un lieu donné.
L'aide alimentaire est un levier pour appréhender d'autres problèmes rencontrés par le bénéficiaire. L'alimentation peut servir de support à la mise en place d'actions éducatives centrées sur l'équilibre nutritionnel, la cuisine, la gestion du budget...Ces structures s'inscrivent dans une démarche forte de réinsertion et de «re-mobilisation» des personnes concernées. Les liens sociaux expérimentés à l'épicerie favorisent l'accès à d'autres équipements. En ce sens, les épiceries sociales sont un lieu relais.
(Extrait d'un rapport intitulé "L'épicerie sociale, un outil d'nsertion", émanant de la CAF et du Conseil Général de l'Essonne, publié en Avril 2003)