Majoritairement des femmes seules soit avec des enfants (35%), soit sans enfants (10%).
Egalement des couples (40%), la plupart avec des enfants à charge.
Enfin des hommes seuls (15%), dont quelques uns ont un ou plusieurs enfants à charge.
Le plus grand nombre réside en HLM. Mais 30% sont locataires dans le privé avec des niveaux de loyers qui mobilisent une grande partie de leurs ressources et 20% vivent dans des conditions de logement précaires (hébergement chez des proches, hôtel, foyers d’urgence, sans domicile fixe…).
Les origines de la pauvreté que nous identifions le plus fréquemment sont :
L’emploi : la population que nous accueillons est peu formée, d’où des difficultés à trouver un emploi et surtout un emploi à temps complet. Notamment les femmes seules avec enfants ; outre le manque de qualification, elles sont dans l’impossibilité de répondre favorablement aux emplois proposés en raison des horaires, du coût de la garde des très jeunes enfants, et des problèmes de transport.
Le logement : loyers souvent en inéquation avec la rémunération, d’où des familles à l’hôtel voire SDF, malgré un emploi ou des allocations. Signalons surtout le manque de logements sociaux et l’insuffisance d’hébergements d’urgence.
L’abus des recours aux crédits à la consommation qui engendrent des surendettements.
L’absence de ressources consécutives au retard dans le traitement des dossiers de la CAF. Et notons aussi les très longs délais de la préfecture pour traiter les dossiers de demande de régularisation et surtout l’allongement du temps d’attente du renouvellement des titres de séjour (ce qui entraîne la perte de l’emploi et l’arrêt des prestations de la CAF).